MARTINE VEGA

Huiles sur isorel

circa 1960

60 par 50cm

Prix sur demande

Libertad Granja naît en Espagne en 1915 à Sopuerta de Castanos, dans la province de Vizcaya. En 1937, elle épouse Francisco BAJEN et s’exile avec lui en France en 1939, à la suite de la guerre civile. Elle accompagne la carrière de peintre de son mari. Mais bientôt, elle sort de leur cachette des peintures qu’elle avait réalisées dans le plus grand secret sur des supports des plus hétéroclites : cartons, tuiles, panneaux d’isorel… Le succès est immédiat auprès des amis du couple. Autodidacte, elle choisit comme nom de peintre celui de sa mère : VEGA. Elle puise sa culture dans l’art religieux et les primitifs italiens. Ses compositions sont empruntes d’une grande vivacité et traduisent son caractère impétueux. Proches de l’expressionnisme et de l’art naïf, elles foisonnent de personnages, inscrits dans des scènes du quotidien, portraits instantanés et cocasses. La palette de Martine Vega est à l’image de son tempérament basque, violente et heurtée dans les oppositions de couleurs : Elle évoque le divertissement, les travaux des champs, la vie des gens du voyage, la douleur de l’exil, les saisons, les fleurs…Ses teintes privilégiées, les rouges, verts, jaunes et bleus, sont appliquées sans mélange et participent à la construction du tableau, renforcée par un épais cerne noir. Pour créer la profondeur, Vega opte pour l’étagement des volumes. Son style se rapproche de l’expressionnisme, teinté de notes naïves, exotiques, ou de références à Modigliani. Parfois, il frôle l’abstraction, notamment avec Vol d’oiseaux. Autant l’œuvre de Francisco Bajen traduit la recherche d’un paradis spirituel, autant celle de Martine Vega s’attache à exprimer l’Eden perdu dans sa nature originelle. Martine VEGA disparaît prématurément le 12 octobre 1974. Leur musée à Monestiès vient de faire l’objet de travaux et d’améliorations (été 2012).

Mathieu Matégot
Etagere tole perforée 1955

D’origine hongroise, Mathieu Matégot étudie les arts décoratifs et l’architecture à Budapest, puis il s’installe à Paris en 1931 et conçoit des décors pour les Folies Bergère et les vitrines des Galeries Lafayette. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’engage comme volontaire dans l’armée française et est fait prisonnier par les Allemands.
Durant sa captivité, Mathieu Matégot travaille dans une usine employant la feuille de métal. Libéré en 1944, il commence à façonner à la main des petits meubles en métal, plus particulièrement en tôle perforée. Plateaux, corbeilles, porte-revues, mobilier d’appoint… sont produits en petites séries et présentés au Salon des arts ménagers. Il signera également la décoration de lieux emblématiques, comme le Drugstore Publicis et la Maison de l’ORTF.
Mathieu Matégot quitte définitivement le secteur du mobilier en 1959, considérant que l’aspect commercial a pris le pas sur la créativité. Il retourne alors à ses premières amours, la tapisserie, et participe avec Jean Lurçat au renouveau de la tapisserie française. Il créera 629 cartons originaux. Des ennuis de santé l’obligent à cesser petit à petit toute activité et, en 2001, il s’éteint à Angers.

Mathieu Matégot

Etagere tole perforée 1955

D’origine hongroise, Mathieu Matégot étudie les arts décoratifs et l’architecture à Budapest, puis il s’installe à Paris en 1931 et conçoit des décors pour les Folies Bergère et les vitrines des Galeries Lafayette. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’engage comme volontaire dans l’armée française et est fait prisonnier par les Allemands.

Durant sa captivité, Mathieu Matégot travaille dans une usine employant la feuille de métal. Libéré en 1944, il commence à façonner à la main des petits meubles en métal, plus particulièrement en tôle perforée. Plateaux, corbeilles, porte-revues, mobilier d’appoint… sont produits en petites séries et présentés au Salon des arts ménagers. Il signera également la décoration de lieux emblématiques, comme le Drugstore Publicis et la Maison de l’ORTF.

Mathieu Matégot quitte définitivement le secteur du mobilier en 1959, considérant que l’aspect commercial a pris le pas sur la créativité. Il retourne alors à ses premières amours, la tapisserie, et participe avec Jean Lurçat au renouveau de la tapisserie française. Il créera 629 cartons originaux. Des ennuis de santé l’obligent à cesser petit à petit toute activité et, en 2001, il s’éteint à Angers.